18 mai:

J-1…
Je suis au travail, mais depuis plusieurs jours, mon esprit se trouve déjà sur les plateaux du Haut Tarn.
Cette destination, je l’attends depuis presque un an et demi. Je ne suis plus maintenant qu’à quelques heures du départ, mais celles-ci me semblent interminables.

Je démarre demain vers 5 heure du matin.
La météo prévue pour ces quelques jours est très changeante, mais malheureusement, très mauvaise, avec de la pluie et des orages. Espérons que tout ceci ne rendra pas la pêche compliquée.

19 mai:

5 hrs du mat, c’est le départ !
Curieusement, la nuit n’a pas été trop mauvaise, j’ai même très bien dormi !

Après plus de 8h30 de route, me voilà arrivé, et déjà sous le charme. C’est encore plus beau que ce que j’avais pu imaginer.

Je me dépêche d’aller faire les courses et de ranger le matériel. Le Tarn coule en bas du logement à 1 minute montre en main !
Malheureusement, il y a aujourd’hui beaucoup de vent, et la pêche à la mouche n’est presque pas praticable à part lors de courts moments. Je n’insiste pas, c’était l’occasion de tester les waders et chaussures achetés l’année dernière… et me rendre compte que les pierres qui couvrent les fonds sont super glissantes !!!
Il ne faut pas être devin pour savoir que je vais prendre un bain forcé au moins une fois sur le séjour.

Demain, c’est journée découverte. Je vais me rendre sur de nombreux spots que j’ai repérés sur Google Map, afin de voir si les accès sont bien réels, et si les rivières sont pêchables.

J’ai hâte !

20 mai: 

C’est parti pour cette journée prospection !

Ce matin, ce seront les spots situés au nord du logement, sur le Haut Tarn, et cet après-midi, au sud, ainsi que la Mimente.

Les spots au nord sont vraiment splendides. Le Tarn est une petite rivière de plaine, perdue au milieu d’immenses plateaux. Les routes n’ont de de route que le nom. Je me sens seul, mais vraiment seul au monde au pied du Mont Lozère…

Le temps de réaliser quelques prises de vue à l’aide du drone, je retourne à la voiture afin de continuer mes recherches. Tout se passe bien, et les lieux repérés sur Google Map sont praticables.

Après un bref passage au logement, je reprends la route l’après-midi pour les gorges du Tarn. Plus rien à voir avec la configuration du matin. C’est réellement spectaculaire. Mais aussi bien plus touristique malheureusement. J’en prends plein les yeux, mais je ne suis pas certain que je viendrai pêcher ici durant le séjour.

Après quelques achats, je retourne au logement afin de me poser un peu et faire le point. 

Demain, c’est pêche sur le haut Tarn accompagné du guide Rémi Vernier. C’est normalement son terrain de jeu, et il connait parfaitement les lieux. Si le vent nous épargne cela devrait être une journée enrichissante. Il pleut malheureusement depuis 15hrs. Si les locaux attendent la pluie avec grande impatience, j’espère que celle-ci ne rendra pas les rivières trop mâchées. Le challenge pêche est déjà assez compliqué pour mon petit niveau :)

21 mai: 

Rincé, trempé, mais comblé !

Voilà comment résumer en trois mots cette première journée de pêche.

Rendez-vous est pris ce matin avec Rémi, guide de pêche au Mont Lozère pour une journée de guidage en sa compagnie. Après un bon petit café, nous démarrons en direction du plateau du Haut Tarn. 
J’ai dans l’idée que nous pêcherons là où j’ai été réaliser quelques prises de vue la veille, mais Rémi arrête finalement son véhicule bien plus tôt. 

Après nous être équipés, nous sommes partis à travers les vastes plaines du parc national des Cévennes. C’est à ce moment que tu te dis que Google Map, c’est bien, mais un local « pur jus », c’est quand même autre chose !
Durant le trajet nous menant au Tarn, Rémi me raconte sa passion pour cette terre, l’histoire des Cévennes, et sans voir le temps passer, nous arrivons déjà sur le premier spot. 
Je n’ai pas de mots pour décrire celui-ci.
Enfin, si !
Disons que si j’avais du dessiner l’endroit qui représentait au mieux ce que je souhaitais pêcher en venant ici en Lozère, et bien nous y sommes !

Le cadre est à couper le souffle !
C’est à cet instant précis que j’ai su que ça ne serait pas mon seul séjour en Lozère…

Bref, Rémi me guide dans ce milieu que je ne connais absolument pas, et où, seul, je n’aurais peut-être jamais posé une mouche sèche !
Bien à tort, puisque quelques minutes après avoir fait les premiers lancés, je sors (toujours dans un style très peu académique :p) ma première truite du Tarn !

Nous enchaînons quelques spots, toujours guidé à merveille par Rémi, jamais trop ni trop peu, toujours le bon conseil au bon moment. C’est vraiment un plaisir, et la pluie qui nous arrose depuis le matin ne parvient pas à gâcher la fête.
Les coups proposés par Rémi se suivent mais ne ressemblent pas, à chaque fois, je dois me remettre en question et adapter un peu la technique.

A midi, et une dizaine de poissons plus tard, nous rentrons nous restaurer chez Rémi, qui là encore, sait recevoir :) 
Nous en profitons également pour enfiler des vêtements secs, la pluie nous ayant trempés jusqu’aux os.

L’après-midi, direction un second parcours, encore bien différent de celui du matin ! Une succession de petits courants, avec à chaque fois des nouvelles choses à mettre en place. Là encore, Rémi est là quand il faut pour aiguiller, sans jamais s’imposer.

Une nouvelle fois, grâce à ses nombreux conseils, je réussirai à mettre au sec une dizaine de poissons durant l’après-midi, avec quelques coups sympas réalisés :)

Nous terminerons la journée (à ma demande :D) vers 17hrs, sous la pluie, qui n’aura pas cessé durant cette première journée de pêche. Mais malgré cela, j’ai encore la tête dans les étoiles au moment d’écrire ces quelques lignes :)

J’ai surtout l’envie de terminer ce récit en rendant hommage à mon guide, Rémi.
Quand tu es à la pêche avec lui, tu n’es pas avec un guide, mais avec un pote que tu connais depuis toujours. Les heures ont défilé, et nous avons abordé 1000 sujets ensemble.
C’est un mec ultra généreux, qui ne compte pas ses heures (on aurait pu tirer jusqu’à la nuit si j’avais voulu !) pour t’offrir le meilleur. Les meilleurs conseils, les meilleurs spots, les meilleurs techniques. Il n’a d’ailleurs pas hésité à me filer des coins à visiter durant ces prochains jours pour pouvoir en prendre encore plein les yeux.
J’ai progressé durant cette journée grâce à lui, bien plus que durant ces premiers mois de pêche à la mouche. Et ça, ça n’a pas de prix !

Un grand merci Rémi pour cette journée que je ne suis pas prêt d’oublier !

22 mai: 

Les lozériennes ne sont pas des filles faciles !

Si les journées se suivent mais ne se ressemblent pas, les matins eux par contre, commencent tous très tôt !
Aujourd’hui, le programme de la journée sera une seconde rivière, la Mimente (à prononcer avec un accent chantant, « Miminte »), autre rivière gérée par l’APP de Florac. Cette rivière est mystérieuse et envoutante, elle ne se montre jamais depuis la route, et il faut y « plonger » pour la découvrir. 

Lorsque j’ai effectué mes premières recherches sur la pêche en Lozère, je suis tombé sur le forum du club mouche Lozérien. J’y ai rapidement fait la connaissance d’Eric, icône du club, et trésorier de l’APP de Florac. Ce dernier me proposera fort gentiment une pêche en sa compagnie à l’occasion de ma venue. 

C’est donc avec un immense plaisir que je le retrouvais ce matin sur le parking de « La Cabane » à 8hrs pétante. 
Petites lunettes, béret vissé sur la tête, moustache et chemise à carreaux, le décor est planté ! Encore un mec qui respire l’authenticité et avec qui, dès les premiers instants, tu sais que tu vas passer une journée d’exception. 

Nous descendons à travers brousse, afin d’enfin apercevoir la belle, qu’Eric connait par cœur. Un coup n’est pas fini qu’il te décrit déjà le suivant, et celui encore derrière. Mais sa parfaite connaissance des lieux ne nous sera malheureusement pas suffisante ce matin, les belles de la Mimente n’étant clairement pas dehors.

Nous décidons un peu avant midi de retourner aux voitures et de nous restaurer à « La cabane à Vincent« . Sorte de petite ginguette 2.0, la cabane à Vincent, c’est the place to be à Saint Julien d’Arpaon. Situé le long du Chemin de Stevenson (GR70), il accueille tous les jours de nombreux randonneurs dans une ambiance bien particulière.
En gros, si jamais un jour, tu fais le GR70, sans t’arrêter chez Vincent, ben tu n’as pas vraiment fait le GR70 !
Les plats sont aussi généreux que le patron. Je pense d’ailleurs avoir trouvé le seul français capable de savoir faire des frites dignes de ce nom !

Après cet agréable moment, Eric m’emmène sur de nouveaux secteurs de cette belle et mystérieuse rivière. Les coups s’enchaînent encore et encore, mais les lozériennes ne sont pas des filles faciles, et je ne parviendrai pas à conclure avec la seule m’ayant laissé ma chance. C’est comme ça !
La journée s’abrègera vers 17 hrs en raison d’un orage en approche, qui après coup, se sera révélé carabiné !

Je terminerai avec la pensée du jour d’Eric, concernant les gens qui ne comprennent pas que l’on puisse aller à la pêche, sans ramener le poisson pris: « quand tu joues aux boules ou aux cartes, quand tu as fini de jouer, tu manges pas les boules ou les cartes ? Ben nous c’est pareil ! ».

CQFD !

23 mai: 

Retour aux sources.

Il  est encore une fois bien tôt lorsque je me réveille. J’ai prévu aujourd’hui de pêcher la plaine du Haut Tarn durant la matinée, et les petites gorges durant l’après-midi.

Un brouillard bien épais m’accueille à la sortie du lit… il faudra faire avec !
Je prends la longue et sinueuse route menant au village du Pont de Montvert, accompagné d’une épaisse purée de pois. Mais en arrivant à proximité du village, le temps s’éclaircit. Je commence l’ascension en direction du Mont Lozère et à mesure que je prends de l’altitude, le brouillard cède sa place à un joli soleil !
Je serai retardé durant mon trajet par un troupeau d’Aubracs, ayant décidé que l’herbe était sans doute plus verte ailleurs. Grâce à l’aide d’un cowboy du 21ème siècle accompagné de ses chiens, j’arriverai heureusement à me frayer un passage pour continuer ma route. Ici, être pressé n’est pas une option, tu fais avec, et tu attends !

Lorsque j’arrive sur la plaine, je constate malheureusement que le vent est présent. Après une brève randonnée pour rejoindre les bords du Tarn, j’effectue les premiers coups de canne. Malheureusement, le vent du nord, arrivant pile face à moi, me rend la pêche impossible. Ca pêche mal, ça fatigue, et ça tient des discours très philosophiques…

Après une bonne heure et demi de lutte acharnée contre ce maudit vent, je décide de quitter les lieux et d’arrêter le massacre.  C’est dommage, car les lieux sont splendides et donnent envie d’être explorés.

Je reprends la voiture afin de me rendre un peu plus tôt que prévu dans les petites gorges du Tarn. Sur le parking, le vent est bien présent, et je croise les doigts pour que l’encaissement des spots à cet endroit permette de pêcher un peu à l’abris. 

Sur place, tout semble au vert, pas trop de vent, quelques poissons actifs,…
On se remotive et on attaque !

La première bassine me tient en échec. Le grand soleil et l’absence de vent ne joue pas en faveur de ma discrétion, et j’essuie quelques refus. Je pousse un peu plus loin jusqu’en sortie de courant, à proximité de la chute d’eau pêchée le premier jour avec Rémi. Les planètes semblent s’aligner, et je fais enfin monter les premiers poissons !

Le temps de me mettre un peu en confiance, je choisi de ne pas rester cloîtré aux quelques endroits montrés par Rémi, et descends « à travers roches » dans les gorges, afin de trouver des coups sympas. J’enchaine plein de petites cuvettes, en faisant du poisson presque à chaque fois :) 

Jamais très grosses, mais le plaisir de faire de la touche et de pouvoir travailler le ferrage et « la mise au sec » est là. 

J’aurai durant l’après-midi beaucoup de chance avec la météo, deux gros orages sont passés juste à côté des gorges, et la pluie ne m’aura tenu compagnie que quelques minutes. 

Ayant oublié ma bouteille d’eau à la voiture, j’ai plus d’une fois pensé à terminer cette session histoire de ne pas mourir de soif sous la chaleur étouffante.
Mais l’appel de la rivière, coup après coup, est trop fort et je n’ai pu me résoudre à être raisonnable et à rentrer. Il m’en fallait, encore et encore, pas moyen de m’arrêter. Quel bonheur de pêcher dans de tels endroits.

Sur la route du retour au logement, une pensée me traverse l’esprit. Il ne me reste déjà plus que deux jours sur place. Tentons de ne pas y penser et laissons nous à nouveau emporter par cette si séduisante Lozère.

24 mai: 

S’il existe un paradis sur terre, il se trouve certainement en Lozère.

Je me suis couché hier soir avec de fortes courbatures dans le haut du dos et les épaules. Tu parles d’un truc tranquille la pêche à la mouche. Je me lève donc un rien plus tard ce matin, histoire de reprendre des forces.

Depuis que je pêche, l’eau m’a toujours fascinée. Je suis toujours émerveillé devant un lac ou une rivière. Mais une chose que de mémoire je n’ai jamais vue, c’est une chute d’eau, une vraie !
Et cela tombe bien, une jolie cascade est présente à proximité de Florac. Je décide donc de m’y rendre ce matin, et de décaler un peu ma partie de pêche.

Direction la cascade de Runes.

La cascade de Runes mesure dans sa totalité près de soixante mètres de haut avec 2 chutes, l’une de 46 m de haut plongeant dans un gouffre de 7 mètres de profondeur et l’autre de 24 mètres.

Le ruisseau prend sa source dans les roches granitiques du Mont-Lozère, pour se jeter dans le Tarn.

C’est une activité touristique, mais lorsque j’arrive sur le parking, il n’y a personne. Et après avoir effectué la courte rando pour arriver jusqu’à la cascade, j’ai le plaisir de constater que là aussi, je suis seul au monde !

Le pied, j’ai toute la place et le temps pour réaliser quelques photos, dans le vacarme de l’eau et s’écrase sur la roche. En jouant avec le temps de pose, on obtient quelque chose de joli et original.
Les spectacle est vraiment magnifique. Je profite un instant de ce moment déconnecté de tout.

Je me remets ensuite en route, une nouvelle fois en direction du village du Pont de Montvert. 

Les secteurs du Tarn que je voulais pêcher aujourd’hui sont teintés suite aux orages de la veille. J’espère qu’en arrivant là-bas, ce ne sera pas le cas.

En passant au dessus du pont, je suis soulagé, c’est clair comme de l’eau de roche !
C’est à ce moment que mon choix d’avoir opté pour un pied à terre proche de la tête de bassin du Tarn se révèle payant :)

Je me mets à l’eau environ 500 mètres en aval du village. Le parcours est constitué d’une multitudes de courants entrecoupés de quelques lisses. 

Le début de pêche n’est pas simple, et je ne parviens pas à faire monter beaucoup de poissons.  Jusqu’au moment ou un orage approche et donne lieu à une belle éclosion d’ecdyos. Je n’avais jamais vu en vrai ces éphémères, qui sont tout aussi magnifiques que nos mouches de mai ! Leurs cerques immenses et leur couleur rouge permet une identification très facile au bord de l’eau, tout comme leur vol si particulier.

J’ai par chance une imitation d’ecdyo en cul de canard dans mes boîtes. Ni une, ni deux, je monte ce modèle, et la partie commence !

Mes belles lozériennes se montreront hyper réceptives, et j’enregistre énormément de gobages sur ma mouche. J’enchaîne les coups, avec une petite pause de quelques minutes à cause d’un orage, histoire de ne pas finir foudroyé en pleine partie de pêche. Bien que… quelle jolie mort que de vivre ses derniers instants à la pêche :)

Cette journée se termine avec un très grand nombre de prises. Une chose est sûre, c’est que quand ta pêche est terminée, et que tu ne sais même plus combien de poissons tu as pris, c’est que c’était une excellente journée !

Déjà le dernier jour demain. Et je n’ai qu’une seule chose en tête depuis ce matin, savoir quand et comment je vais pouvoir revenir ici.

25 mai: 

Une dernière danse.

J’ai mal dormi. Très mal. Hanté par l’idée de voir se profiler la fin du séjour. 
Je suis mélancolique lors du réveil ce matin. Je rejoins pour la seconde fois Eric, avec qui nous avons prévu de pêcher ensemble pour cette dernière journée. Le Tarnon, seule rivière du coin que je n’ai pas pêchée durant le séjour était au programme. Malheureusement, le courant est encore puissant et l’eau légèrement teintée. Nous devons donc trouver un plan B, et je propose à Eric de l’emmener sur le secteur où j’ai fait une belle pêche hier.

Pour la dernière fois, je roule en direction du Pont de Montvert. 

Nous débutons notre sortie en pêchant à tour de rôle différents courants. Je parviens à prendre rapidement un premier poisson, mais les choses se compliqueront rapidement. Quelque chose à changé par rapport à hier, car ce n’est plus la grosse euphorie, et il faut insister encore et encore afin de faire rentrer quelques belles.

A midi, les résultats sont mitigés, nous comptons une dizaine de poissons tout au plus.

Nous décidons de changer de secteur pour un parcours no-kill situé plus en aval. Après un un bon petit gueuleton, préparé par Eric, nous entamons ce second secteur, qui malheureusement, se révèlera encore plus désert que celui du matin. Aucun insecte sur l’eau, très peu d’activité, bref, le Tarn me fait comprendre que pour une première, il s’est montré suffisamment généreux avec moi, et qu’il est doucement temps de rentrer au bercail. 

Malgré les faibles résultats du jour, cette journée était encore extrêmement positive. La pêche n’est jamais aussi belle que lorsqu’elle est partagée avec des personnes de qualité comme Eric. Et tout comme je l’ai dit à Rémi, j’ai la certitude que l’on va se revoir !

Le logement est déjà rangé et nettoyé. Pour ma dernière soirée à Florac, je vais profiter d’une bonne table afin de rêver encore un peu, avant le retour en Moselle. 
Je reprends la route à 6 hrs demain matin, des souvenirs plein la tête. 

Le temps « d’atterrir » et il sera l’heure de passer au bilan, qui de tous points de vue, a largement dépassé mes espérances.

28 mai:

Le bilan.

Me voilà rentré. Le retour à la réalité avec la reprise immédiate du boulot est assez violent :)

J’ai tellement de choses en tête que je ne sais par où commencer ce bilan.

Le cadre.
La Lozère a tenu toutes ses promesses. Même si la météo s’est parfois montrée capricieuse, j’ai pu profiter des paysages dans de bonnes conditions, je ne suis pas déçu. J’ai découvert des lieux encore plus beaux que je ne l’imaginais. Un cadre varié selon l’endroit, qui jamais ne se répète. J’en ai pris plein les yeux durant une semaine !

L’ambiance.
J’ai rarement été aussi zen. Il reigne en Lozère une ambiance naturellement paisaible. Jamais je n’ai ressenti le moindre stress ou énervement. Tout est plus cool ici comparé à chez nous. Pas de course à la productivité, pas d’embouteillage (à moins que les Aubracs n’en décident autrement !), pas de tout, tout de suite. J’ai vraiment pris une grosse dose de « zénitude ».

La pêche.
Que dire, si ce n’est que forcément, ce fût ma meilleure expérience pour la pêche à la mouche.
J’ai remarqué une énorme évolution à mesure que les jours passaient. Les lancés et posés, la réalisation du bas de ligne, les ferrages, la conduite de ligne, le combat des poissons. J’ai énormément progressé durant ces quelques jours, et je me sens pour la première fois, l’âme d’un véritable pêcheur à la mouche :)

Les rencontres.
Je suis un solitaire. Je ne recherche que rarement à pêcher accompagné. Mais à l’occasion de mon séjour, je voulais côtoyer des pêcheurs « du cru ». J’ai eu la chance de rencontrer Rémi et Eric avec qui j’ai pu partager longuement sur notre passion.
C’est quelque chose qui me tenait à coeur lors de mon séjour, et je ressors grandit de ces deux formidables rencontres.

Ce premier « trip », pêche à la mouche a vraiment dépassé toutes mes attentes. Et comme pour mon premier séjour à Valloire, ce séjour en Lozère restera gravé dans ma mémoire. Il confirme mon engouement pour cette pêcher si particulière, et mon envie de retourner à ces milieux calmes et paisibles. Les autres pêches me paraissent bien fades après cela.

Vive la pêche à la mouche.
Lozère, je t’aime !