Retour à Pierre Percée

Avez-vous remarqué comme le temps a toujours l’air de passer plus vite lorsque nous sommes au bord de l’eau ?
Des mois que nous attendions cette sortie avec ce bon Crespi, et nous voilà déjà de retour à la maison !

Retour sur cette sortie sur le lac de Pierre Percée.

Nous avions décidé d’arriver sur place le mardi, afin de nous installer bien à notre aise, vérifier les montages et faire le plein de provisions pour ces quelques jours.
Le cadre de notre « maison d’accueil » nous laissait déjà rêveur.

Une fois installés, petit tour vers les mises à l’eau, histoire de savoir où nous mettrions le bateau à l’eau. C’est aux Bordes, comme en 2018 comme nous avons jeté notre dévolu pour les trois jours.
Sur place, le constat est impressionnant, le niveau est bien plus haut qu’il y a 4 ans, et les genêts ont envahi les bords du lac.

Nous commençons notre pêche le mercredi, avec pour cette journée, l’objectif d’au moins toucher un poisson. En 2018, nous n’avions pas fait la moindre touche sur 48 heures de pêche.
Nous décidons de pêcher les bordures, jusqu’à une dizaine de mètre de fond. Les eaux sont hyper claires, et nous voyons nos leurres sous la surface jusqu’à au moins 3 mètres de profondeur.

J’enregistre une première bonne tape en début de matinée, en voyant l’attaque depuis le bateau. Malheureusement, le poisson ne se pique pas. Un peu plus tard, c’est un beau poisson qui suivra le leurre jusqu’au bateau avant de s’en détourner. Nous varions énormément les approches avec Crespi, en alternant les couleurs, les types de leurres, le poids des têtes plombées, bref, on cherche et on se creuse la tête.

Il faudra finalement attendre le milieu d’après-midi pour enfin débloquer le compteur, avec un petit brochet d’une cinquantaine de centimètres.

Il s’agira du seul poisson de la journée.
De retour à la mise à l’eau, un garde est présent et contrôle les permis. En discutant avec lui et avec un autre binôme de pêcheurs, il semble que la pêche ait été compliquée pour tout le monde, y compris pour les nombreux pêcheurs de perches présents en ce mercredi.

Nous sommes contents malgré tout, on a fait mieux qu’il y a 4 ans, et nous sommes plein d’espoirs pour les deux jours restants.

Le jeudi, changement total de pêche, avec une technique que nous ne maitrisons pas du tout: le pélagique.
L’option est prise de ne faire que cela, et ne pas céder à la tentation de nous rabattre sur les bordures, où la pêche est moins technique pour nous.

Il y a déjà bien moins de barques sur l’eau aujourd’hui. Nous trouverons plusieurs bancs de corégones dans des profondeurs variant de 15 à 25 mètres. Nous décidons d’explorer les couches d’eau comprises entre 5 et 15 mètres, en espérant croiser la route d’une vache en attente de repas !

J’ignore le nombre de lancers que nous avons effectués ce deuxième jour, mais une chose est certaine, ça a balancé sec ! C’est finalement vers 16h30 que j’enregistre la seule touche, et le seul poisson de la journée. Malheureusement, il ne s’agira pas du poisson tant attendu, mais d’un petit bec d’une cinquantaine de centimètre pris sur un répliquant brochet.

Pour le troisième jour de pêche, nous décidons de retourner sur les bordures, mais sur des secteurs que nous n’avons pas encore pêchés, et sur les conseils bien précieux de Maxime. La première grosse heure de pêche se soldera par plusieurs touches pour Crespi et moi. Des poissons qui viennent taper les leurres, mais sans réelle intention de se nourrir. Nous ne parvenons pas à concrétiser. Mais après 10hrs du matin, c’est le désert. Plus de touches, plus d’activité, rien, nada !
Le sondeur devient muet, les bancs de poissons deviennent rares. Cette troisième journée sera sanctionnée par un double capot au bateau. Nous aurons beau insister jusqu’à 18hrs, les brochets ont décidé de nous bouder.

Durant cette dernière journée, nous ne verrons qu’un seul autre bateau sur le lac, malgré des conditions météo qui nous semblaient favorables, avec un temps couvert et venteux.

Les retours que nous avons eu avant et après notre sortie sur le lac ne sont pas bons. Les brochets semblent bien compliqués à faire mordre.

Les résultats sont bien maigres. Je ne sais pas ce qui n’a pas fonctionné, car ce qui est sur, c’est que pour une fois, nous avons pêché « intelligemment ». Nous avons varié énormément les leurres, techniques et animations, en pêchant sans rien lâcher pendant 10 heures chaque jour, sans s’enfermer bêtement dans du linéaire au leurre souple. Mais quand ça veut pas, ça veut pas :)

Avant notre départ sur Pierre Percée, j’avais également planifié une sortie sur le lac de Madine avec l’un de mes collègues, Guigui. L’occasion pour lui de découvrir la pêche en grand lac à partir d’un bateau. La zone hiver du lac venait juste d’ouvrir. Et malheureusement, sur Madine également, les échos étaient catastrophiques. Aucun compte rendu digne de ce nom pour l’ouverture de la zone hiver, des retours négatifs sur l’activité du poisson,…
Nico m’envoyait un message la veille de notre sortie, m’informant qu’il n’avait eu qu’une seule touche de brochet sur la journée, et me foutait le moral dans les chaussettes.

Mais bon, nous avions prévu d’y aller quoi qu’il en soit !

Sur place, je suis une nouvelle fois étonné de visage que présente le lac. Il est extrêmement bas, et selon le garde venu contrôler nos permis durant la journée, il manquerait environ 1m40 d’eau actuellement. Ce dernier est envahi par les herbiers, et nous devons trouver difficilement un chemin pour sortir du bras d’Heudicourt, tellement ce dernier est tapissé d’herbiers. La température de l’eau est également très haute, avec environ 17 degrés pour un mois d’octobre, c’est du délire !

Nous commençons sur une zone où se regroupent souvent les blancs à l’approche de l’hiver, en bordure d’herbier dans 4 ou 5 mètres d’eau. Une grosse heure après avoir commencé, j’enregistre une première touche, et sors le premier poisson de la journée.

Loin d’être un monstre, je suis soulagé de toucher, car je n’en menais pas large en arrivant. Quelques minutes plus tard, seconde grosse patate sur le secteur, mais le poisson ne se pique pas.

Nous changeons de temps en temps d’endroit, à la recherche des blancs, mais sans pouvoir concrétiser.

En début d’après-midi, alors que je suis occupé à régler le moulinet de Guigui, j’enregistre une tape, puis, quelques minutes plus tard, un second poisson plus modeste vient rejoindre le bateau :)

La journée se terminera sur ce brochet, et nous quitterons les lieux un peu après 16hrs. Maigre résultat, mais une fois encore, je ne vais pas me plaindre au vue de ce qui nous avait été annoncé !

Voilà pour ces deux sorties de ce début de mois. Je pense qu’il faudra encore attendre un peu avant que le poisson ne rentre vraiment en activité pour l’hiver, vu la température de l’eau qui est encore fort haute. Le temps d’ailleurs est encore très doux, avec des nuits a plus de 10 degrés, et des journées où les 20 degrés ne sont pas rares.

Une prochaine sortie est prévue fin novembre avec Crespi et peut-être Guigui en canal.
Si l’occasion se présente, j’aimerais également me rendre en Moselle en bateau afin de voir si les perches sont actives, et tenter de faire encore quelques poissons avant le début de la saison froide.

A bientôt !